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Au cœur de la famille impériale avec le Comte Baudoin de Witt.

A deux pas de Périgueux, n'hésitez pas à vous rendre au Manoir de la Pommerie à Cendrieux, entre Vergt et Le Bugue. Visite exceptionnelle de la collection du Musée Napoléon à Cendrieux avec le Comte Baudoin de Witt, lui-même!

Vous aurez peut-être la chance d'en faire la visite intimiste avec comme guide passionné et passionnant, Baudoin de Witt, descendant à la 4ème génération du Roi Jérôme, le dernier frère de Napoléon 1er, qui conserva une grande partie du patrimoine historique familial.


Une partie des objets purement militaires figurent dans d'autres musées, Musée de la Légion d'Honneur, Musée de l'Armée aux Invalides, Musée Napoléonien d'art et d'histoire militaires de Fontainebleau pour les souvenirs de l'Empereur et de ses frères, Palais Impérial de Malmaison, résidence privée de l'Empereur, donnée ensuite avec ses collections à l'impératrice Joséphine, suite à son divorce en 1809 avec Napoléon Bonaparte, puis héritée par le Prince Eugène et Château de Compiègne pour les collections propres à Napoléon III et Eugénie de Montijo.

La Maison natale de Bonaparte à Ajaccio, quant à elle, est devenue un Musée National en 1967 et est rattachée aujourd'hui au Château de Malmaison. Compte tenu de son mauvais état, avec d'importants travaux à y réaliser, de fait qu'elle ne contenait plus de meubles et que l'héritier de ce bien était interdit de se rendre sur le territoire français car en exil, ce dernier, le Prince Victor l'avait offerte à l'Etat en 1924. La maison est classée Monument Historique. Elle est aujourd'hui rattachée au musée national du château de Malmaison.


La princesse Marie-Clothilde

Napoléon n'a jamais mis les pieds en Dordogne... Alors pourquoi un musée à Cendrieux ?

La princesse Marie-Clotilde, la mère du Comte actuel, est née le 20 mars 1912 et est le premier enfant du prince Victor et de la princesse Clémentine de Belgique. Elle est née en Belgique du fait de l’exil de son père.

En 1914 l’invasion de la Belgique oblige le prince Victor et sa famille à se réfugier en Angleterre chez l’Impératrice Eugénie marraine de Marie-Clotilde. Ils y resteront jusqu’en 1919. Après des études en Belgique, la princesse Marie-Clotilde passe 3 ans à la cour d’Italie pour des raisons de santé. De retour à Paris en 1936 elle poursuit des études de médecine.

En 1938 elle se marie avec le comte Serge de Witt, issu de l’émigration Russe en France et part pour la Tunisie où son mari est officier au 1er REC.

Cherchant une région accueillante pour ses huit enfants, ils se rappellent qu'un général leur avait vanté la beauté et la clémence du Périgord... Ils faillirent acheter le château d'Escoire, mais d'apprendre que quelques années auparavant, en 1941, ce château avait défrayé la chronique avec son triple meurtre, les firent changer d'avis et en 1949 ils achètent le domaine de la Pommerie en Dordogne.

Partageant sa vie entre Paris et la Pommerie, la comtesse de Witt passera ses dernières années en Dordogne où elle décèdera en 1996.

De nombreux portraits du Premier Consul puis de l'Empereur existent car il avait su développer de manière importante l'art de la communication.

La représentation, considérée par sa famille, comme la plus fidèle du visage de Napoléon, qui n'aimait pas poser pour la postérité, ce qui obligeait l'artiste à se remémorer les traits de son modèle, malgré des commandes de multitudes portraits, dessins, tableaux ou sculptures, est celle de ce petit buste présenté dans une des vitrines du musée.


La lignée

Napoléon Ier et Napoléon III eurent chacun un fils unique, mais tous deux meurent jeunes, sans descendance. Ces deux branches éteintes, c’est la lignée du dernier frère de Napoléon Ier, Jérôme Roi de Westphalie, qui devient la seule branche dynaste.


Extrait de leur arbre généalogique, complexe du fait de la répétition des prénoms de génération en génération...

Ainsi son petit-fils, le prince Victor-Napoléon Bonaparte, rassemble et répertorie une collection exceptionnelle d’objets familiaux retraçant l’histoire des deux empires.

À sa mort en 1926, une fondation entre ses deux enfants regroupe ces objets. En 1949, sa fille, la princesse Marie-Clotilde, mariée au comte de Witt, s’installe donc à la Pommerie, en Périgord.

Une partie importante de la collection est transmise à l’Etat en 1976 par le prince Napoléon et la comtesse de Witt. En 1998, le comte Baudoin de Witt reçoit le classement par la Caisse des Monuments Historiques de plus de 150 objets.

En 1999, avec son épouse Isabelle, ils décident d’ouvrir leur manoir de La Pommerie au public afin de présenter dans le cadre intime de leur demeure, une collection restée jusqu’alors inconnue du grand public.


Une redécouverte intime au plus proche de la grande fresque de l'Histoire. Un moment exceptionnel avec le commentaire personnel d'un membre imminent de cette illustre famille!

C'est à la fois la mise en exergue de nombreux objets qu'un publicitaire actuel ne renierait pas et qui participent à l'entretien de la légende de l'Empereur, mais aussi du mobilier et des objets privés de la famille (plus de 500) dont ceux qui ont accompagnés, durant six ans, l'Empereur déchu sur l'Ile de Sainte -Hélène. Saint-Hélène terme de sa vie militaire, à la suite de sa seconde abdication en 1815 après les Cent-Jours et sa défaite à la bataille de Waterloo.


Une anecdote

Juste une petite anecdote pour vous donner envie de visiter ce lieu, parmi la centaine que nous fait partager Baudoin de Witt, celle de l'histoire du portait fameux de Bonaparte franchissant le col du Grand-Saint-Bernard, portrait équestre de Napoléon Bonaparte alors Premier Consul, réalisé par le peintre Jacques-Louis David entre 1800 et 1803.

Napoléon est représenté lors du franchissement du col alpin comme majestueux sur son cheval blanc entrainant derrière lui l'armée de réserve, épisode qui marque le début de la seconde campagne d'Italie.


En fait point de cheval, point de belle tenue d'apparat… L'histoire racontée par son descendant est un peu moins glorieuse. Il avait dû, dans la neige épaisse qui tombait, céder son cheval et être véhiculé à dos de mule, animal plus habile sur ces pentes escarpées et glissantes, mais considéré comme moins glorieux pour un tableau. Le Premier Consul portait de plus un sac sur la tête pour se protéger du blizzard...

Comme à chaque fois, il souhaitait que l'évènement soit diffusé et entretienne sa légende, mais il avait horreur de poser pour les artistes (peintres ou sculpteurs). Aussi après une rapide exquise avec le peintre David, il lui fit envoyer à son domicile, la tenue d'apparat avec laquelle il souhaitait être peint. Faute de modèle, c'est alors le jeune fils de 14 ans du peintre, du même gabarit "pince-lacet" que Napoléon, qui l'enfilât et en guise de monture, posa sur son cheval de bois...

Il en sera de même pour la représentation ci-dessus du Général au petit Pont d'Arcole, qui est au Musée National du Château de Versailles, mais dont une version existe à La Pommerie. La bataille s'est déroulée du 15 au 17 novembre 1796 (25 au 27 brumaire an V) lors de la première campagne d’Italie.

Elle opposa les 19 000 Français de l’armée d'Italie, sous les ordres de Napoléon Bonaparte, aux 24 000 hommes de l'armée autrichienne, commandée par le général Josef Alvinczy. L'armée française est finalement victorieuse et reste solidement accrochée dans le Nord de la péninsule italienne. Le siège de Mantoue continue, et la campagne aboutit courant 1797 à l’éviction des Autrichiens de la péninsule italienne.


Joseph Sulkowski, témoin de la campagne d'Italie et aide de camp préféré de Bonaparte, d’origine polonaise, décrit la scène sur le pont :

« En attendant, le général en chef, instruit de l'état des affaires, s'était déjà avancé lui-même à moitié chemin : on lui apprend les pertes irréparables qu'on vient de faire, l'obstination de l'ennemi, le découragement de nos soldats. Le combat était engagé, il fallait vaincre ou périr, et il prend un parti digne de sa gloire. Nous le voyons tout à coup paraître sur la digue, entouré de son état-major et suivi de ses guides, il descend de cheval, tire son sabre, prend un drapeau et s'élance sur le pont au milieu d'une pluie de feu. Les soldats le voient et aucun d'eux ne l’imite. »


Je ne vous raconterai pas le déroulement réel des faits ce jour-là. Je laisse le soin à Baudouin de Witt, de vous conter ce qui c'est réellement passé sur, et sous ce pont, cela fera bientôt 230 ans dans 10 jours, récit qui ne se retrouve pas dans cette scène allégorique mais que Napoléon souhaitait voir diffuser en véritable homme d'image qu'il était. Il aurait fait un "tabac" dans notre ère médiatique s'il était né 200 ans plus tard!


Tant que vous y serez, demandez lui aussi l'origine de l'expression "aller au casse-pipe"! Ne regardez pas sur internet, vous n'aurez pas la bonne réponse...


Ainsi va la Grande et la Petite Histoire...


Pour les amoureux de l'Empereur, quelques images supplémentaires au gré de nos récents voyages à Washington (National Gallery of Art) et à Ajaccio (place d'Austerlitz anciennement du Casone).
























































En phase avec la sortie ce 23 novembre du film "Napoléon".

Assurément l'un des événements cinéma de l'année 2023 : le film Napoléon, du réalisateur Ridley Scott (Alien, Gladiator), arrive sur grand écran.

Un biopic qui s'annonce épique, porté par Joaquin Phoenix dans le rôle de l'empereur des Français.

Allez, vive l'Empereur!


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