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A la one again a bistoufly !

Un début de travaux "à l'arrache" en d'autres termes. Des pratiquants et des agents oubliés... C'est la première idée qui vient à l'esprit quand on constate le mode de gestion municipale du début des travaux au Rongieras...


Alerté par des pratiquants de l'athlétisme, encore eux décidemment, largement oubliés lors de la conception du futur Grand Stade et secondairement rattrapés de justesse, la pratique de cette discipline va devenir quasi impossible sur la piste du Rongiéras cette saison.

L'alerte est récente. L'information préalable des usagers et des clubs, à priori, inexistante!


En effet près de 300 pratiquants hier soir (CAP Athlétisme, Périgueux Running, ASPTT) et une classe du Lycée Claveille ce matin ont été confrontés, à leurs dépens, à la phase préparatoire des travaux de désamiantage qui débuteront dans deux semaines.


Plus d'eau, plus d'électricité, donc plus d'accès aux vestiaires, aux douches, aux toilettes, pas de possibilité de créer des nouvelles licences sur des ordinateurs éteints... Plus d'éclairage extérieur absolument nécessaire d'ici une quinzaine quand les jours raccourcissent.

Quid du respect des athlètes, de leur entrainement, de leur hygiène, de leur intimité?

Comment accéder au matériel encore stocké dans des pièces aveugles? Que devient ce matériel et son accessibilité quand les travaux débuteront effectivement?


Mais aussi, comment laisser travailler, in situ, une douzaine d'agents de la ville, sans électricité, sans vestiaire?


Qu'avons nous prévu pour eux? De nouveaux locaux, une expropriation à distance du stade qui est leur lieu de travail? Sont-ils informés de leur déménagement, d'après nos informations, non? Le nouveau lieu sera-t-il suffisamment fonctionnel? Auront-ils un parking pour leur déplacement au parc des sports? Des installations provisoires type Algeco, sur place, un peu à l'écart de la tribune principale, auraient elles été possibles?


Quelles mesures de sécurisation sanitaire et de prévention d'exposition sont envisagées sur le site dans la mesure ou le désamiantage aura débuté ?


Bien des questions que cette municipalité devrait régler au plus vite avant que cette mauvaise anticipation et ces défauts d'information, ne deviennent la règle sur l'ensemble des travaux prévus sur ce site.
 

MA CONTROVERSE SUR LA PISTE D’ATHLETISME


Perçue comme « violente » et non justifiée par les pratiquants de l’athlétisme de loisirs, de compétition et les professeurs d’EPS, l’annonce initiale maladroite avait été très médiatisée : démolition de la piste d’athlétisme sans proposition crédible alternative et le sentiment justifié, pour nos concitoyens, de gaspillage des fonds publics. Pour mémoire, la rénovation de cette piste, il y a 12 ans avait couté 700 000 euros. Cette piste reste en très bon état et est très fréquentée avec environ 1 000 pratiquants/semaine.

La piste d’athlétisme a été construite en 1974, puis rénovée une première fois en 1990 puis une seconde fois en 2011 avec une inauguration le 11 juin 2011, il y a 12 ans… en présence de Michel Moyrand, dont, je le crois, Madame Delphine Labails était première adjointe… de la périgourdine Nicole Duclos qui a détenu pendant 18 ans le record du monde du 400 m (Championnats d'Europe d'athlétisme d'Athènes – 1969 - 51 s 72).


Cette dernière a tout appris de l'athlétisme, ici, à Périgueux avec Roger Coustillas sur les anneaux voisins du COPO. Elle était accompagnée ce jour-là, d’une autre grande figure de ce sport: Roger Bambuck, ancien recordman du monde sur 100 m et 4 x 100 m, et ex secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports du gouvernement Rocard, de 1988 à 1991.


Cette nouvelle piste est la seule du département à répondre aux homologations exigées par la Fédération française d'athlétisme et l'Association Internationale des Fédérations d'Athlétisme pour recevoir des compétitions.


Elle possède 6 couloirs de 400 m et 2 couloirs de 100m en complément.


Plus de 1 000 personnes par semaine utilisent la piste. Les élèves des Lycées Albert Claveille et Jay de Beaufort viennent, quant à eux, à pied du fait de la proximité de leurs établissements .


La Dordogne, c’est 1 200 licenciés d’athlétisme dont ceux qui fréquentent le stade de Périgueux : ASPTT (100), Périgueux running (100), CAP Triathlon (180), CAP athlétisme (210), mais aussi un complément d’entrainement pour les sapeurs-pompiers, le Boxing Club, Périgueux Canoë-kayak, des événementiels annuels comme les 1 à 2 000 sportifs regroupés tous les ans pour le Handball (Evénement Grand Stade), des compétitions d’athlétisme…


A noter que CAP Athlétisme c’est 14 000 euros de subvention de la ville (curieuse baisse de 2 000 euros entre 2022 et 2023?). C'est un club employeur avec 1 CDI, 1 jeune en service civique, 1 contrat en alternance. Club labellisé sport santé et handi valide.


Il parait d'ailleurs assez symbolique et provocateur de détruire cette piste en juin 2024, l’année des JO de Paris, soit 50 ans après sa construction, pour un sport mythique, l’athlétisme, qui est l’essence même de l’origine des Jeux !


Un budget de reconstruction de 2 104 690 euros, élaboré en urgence, contraint et peu extensible, même l'éclairage n'y avait pas été prévu (juste une ligne rajoutée in extremis sur une délibération de fin mai 2023), sans que le coût réel y soit réellement intégré, mais aussi, excusez du peu, le déplacement et la reconstruction des deux terrains de Padels couverts qui seront détruits et déplacés, la destruction des vestiaires remplacés par un préau de 15 m... Pour "couronner" le tout, pas de vestiaire inclus dans ce projet et une emprise globale pour le moins à l'étroit à la Font-Pinquet! Wait and see.


Le plan de financement semble, comme celui du stade Rongiéras, rempli de points d'interrogations quant aux partenaires possibles, non encore officiellement sollicités et qui n'ont pas voté sur ces deux dossiers, alors que les travaux démarrent...


Restait, pertinent et politiquement judicieux, la question d'une modernisation possible de la piste lors de son déplacement. Une modernisation, certes ambitieuse, qui aurait entrainé un supplément de 750 000 euros nécessaires pour un revêtement moderne comme celui porté par la société allemande Polytan, visible sur une piste déjà construite à Montpellier, car tant qu’à refaire l’infrastructure, le choix aurait pu être d'y apporter un plus, par un projet valorisant pour les pratiquants, en modernisant la piste avec ce revêtement bleu contenant des aimants et rendant le site connecté type Smartrack pour améliorer la qualité des entrainements des athlètes et qui permet via une application simple de toucher aussi le grand public.

A l'évidence, cela n'a pas été envisagé et encore moins, compte tenu des finances actuelles, envisageable!


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